Réception du 14 juillet 2016

Monsieur le Vice-Ministre des Affaires Etrangères,
Madame la député,
Mesdames et Messieurs les députés,
Excellences, Madame et Messieurs les Ambassadeurs,
Chers amis, chers compatriotes,

Nous sommes réunis une nouvelle fois pour célébrer, au-delà de la Fête nationale française, la Révolution qui débuta le 14 juillet 1789 et qui changea le Monde.

Cette Révolution est symboliquement née d’un acte violent, la prise de la Bastille. De la même façon qu’une mère qui donne naissance à un nouvel être, ce jour-là le peuple de Paris a accouché dans les douleurs de la liberté.

Mais comme le disait le célèbre homme politique français George Clémenceau, « la Révolution est un bloc ». Et la Révolution Française, ce n’est pas seulement le 14 juillet 1789.
C’est aussi la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 et son article premier « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».
C’est aussi ce grand moment de fraternité que fut la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 où fut célébré sur le Champ de Mars – là où un siècle plus tard on construira le Tour Eiffel - le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Ce jour-là, 100 000 Français affluant de tous les coins de France, de toutes conditions, vinrent rejoindre plus de 500 000 Parisiens pour fêter la réconciliation et l’unité.

De ces événements considérables sont issus les grands principes de Liberté, Egalité, Fraternité qui sont non seulement le fondement de la Nation Française mais qui doivent inspirer plus que jamais le monde d’aujourd’hui où règnent encore trop souvent l’oppression, les ségrégations, la violence aveugle.
Ces valeurs de Liberté, Egalité, Fraternité doivent être réaffirmés avec une insistance toute particulière dans une France durement frappée par le terrorisme, et tentée dans ses différents composantes, par l’extrême intolérance ou par un appauvrissant repli sur soi.

Ces valeurs de Liberté, Egalité et Fraternité, nous les partageons avec le Kirghizstan, ses dirigeants et son peuple. Elles doivent continuer à inspirer le perfectionnement de nos systèmes démocratiques respectifs. Elles doivent être à la base du développement des relations entre nos deux pays.

A quelques semaines de quitter mes fonctions pour une nouvelle affectation loin d’ici, je ressens le besoin d’établir un bilan des relations entre le Kirghizstan et la France qui pourrait se résumer ainsi :
-  nos relations bilatérales, encore jeunes, se sont néanmoins approfondies notamment grâce à la visite effectuée par le Président ATAMBAEV à Paris l’an passé et comme l’ont montré les récentes consultations politiques menées à Paris avec une délégation kirghize que le vice-Ministre, M. Kaikiev dirigeait ;
-  des perspectives prometteuses se dessinent, en particulier dans le domaine économique, comme en témoigne encore la visite toute récente d’un haut dirigeant de l’un des premiers groupes français ; -
-  nous ne sommes pas encore parvenus au niveau que devraient atteindre nos relations compte tenu des réelles affinités existantes entre les valeurs qui animent nos peuples respectifs.
A défaut de proximité géographique, c’est la proximité des cœurs que nous devons atteindre par le développement de nos relations culturelles et l’apprentissage de nos langues respectives.
Je suis très fier à cet égard de vous offrir, Monsieur le Ministre, le premier exemplaire tout juste imprimé du premier dictionnaire français-kirghiz et kirghiz-français, fruit d’un travail considérable réalisé sous l’égide de l’Institut Français d’Études sur l’Asie Centrale, installé ici à Bichkek depuis plus de trois ans maintenant. Je serai très heureux de pouvoir vous présenter tout à l’heure son équipe rédactionnelle.

J’ai eu le grand honneur pendant presque trois années de représenter la France au Kirghizstan et d’œuvrer, à mon humble niveau, au rapprochement entre nos deux pays. J’ai l’immense satisfaction de noter de réels progrès mais il reste encore beaucoup à faire. J’ai la certitude que mon successeur y travaillera avec la même ardeur et conviction qui auront été les miennes.

Mon épouse et moi quitteront ce pays que nous aimons avec un cœur serré. Nous laisserons - mais sans les oublier - des amis, de superbe paysages et cet air de liberté qui caractérise votre pays et sa capitale.

Je voudrais saisir l’occasion qui nous est donnée de nous réunir ce soir pour adresser mes remerciements :
-  à Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères et à tous les membres du Gouvernement et de l’Administration Présidentielle, pour leur bienveillance, leur écoute et leur réactivité dans toutes les matières que nous avons eus à traiter ensemble ;
-  à tous mes collègues du corps diplomatique pour l’accueil qu’ils m’ont fait et pour leur solidarité ;
-  à tous nos amis kirghizes pour leur hospitalité et toutes les marques d’admiration et d’amitié qu’ils ne cessent de manifester envers notre pays ;
-  à tous mes compatriotes, trop peu nombreux encore mais dont la qualité et le désir de donner la meilleure image de leur pays compensent leur faible nombre ;
-  à tous nos sponsors - dont les noms sont affichés derrière moi- qui n’ont jamais manqué de générosité ;
-  au Club France, à son Président Yvan GRAC, et à sa directrice Angelina MOCH, qui m’ont toujours soutenu de leur amitié et de leur inlassable dévouement.

Et merci à tous pour être venus ce soir.

Vive le Kirghizstan ! Vive la France !

Dernière modification : 15/07/2016

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